En 1068, le roi assiège la ville d'Exeter, qui refuse de reconnaître son autorité. Le débarquement normand et la marche d'Harold, Les révoltes de 1069-1071 et la dévastation du Nord, Dernières résistances et la révolte des comtes, Émigration anglaise et immigration normande, Continuité et changements dans l'administration territoriale, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Conquête_normande_de_l%27Angleterre&oldid=175591165, Article contenant un appel à traduction en anglais, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Il accorde également des terres à Edgar Ætheling. Les fils de Harold, réfugiés en Irlande, se livrent pendant ce temps à des opérations de pillage sur les côtes du Somerset, du Devon et des Cornouailles[57]. Ce n'est qu'à la fin de l'année 1075 qu'il rentre en Angleterre pour célébrer Noël à Winchester et s'occuper des vaincus[68]. pas cher. La frappe monétaire anglaise est d'une qualité supérieure à la moyenne de l'époque et constitue un monopole royal[93]. A bord du "Guillaume le Conquérant", naviguez le long de la Seine sur la plus belle avenue normande au départ de Poses. Dès lors, le seul droit de propriété terrienne est celui qui découle directement du roi en échange du service militaire, suivant le modèle féodal[72]. Il est impossible de déterminer à quel point les Normands maîtrisent le vieil anglais ou à quel degré les classes inférieures apprennent l'anglo-normand, mais l'existence d'individus bilingues des deux côtés est inévitable afin de permettre la communication entre eux[96]. Averti à temps, le jeune duc doit fuir en pleine nuit, passer le Pont Percé et chevaucher à travers la baie des Veys [2]. À la fin de son règne, Guillaume ordonne un recensement des domaines du royaume, avec l'identité de leurs propriétaires au moment du recensement et à la fin du règne d'Édouard le Confesseur. Le nouveau souverain s'efforce de se concilier la noblesse anglaise en confirmant les titres et domaines des comtes Edwin et Morcar, ainsi que ceux du comte Waltheof de Northumbrie. Dives-sur-Mer, lieu de l'embarquement de Guillaume le Conquérant pour la conquête de l'Angleterre en 1066, possède un patrimoine historique remarquable. Edgar, Gospatrick, Siward Barn et d'autres rebelles réfugiés en Écosse rallient les révoltés northumbriens, qui assiègent le château normand d'York après avoir tué le châtelain Robert Fitz Richard. Harald Hardrada quitte la Norvège au mois d'août à la tête d'une flotte de 300 navires transportant environ 15 000 hommes. Chez les nobles, les femmes continuent apparemment à influer sur la vie politique par le biais de leurs relations familiales. Signe du succès de la prise de contrôle normande, Guillaume le Conquérant passe plus de 75 % de son temps hors d'Angleterre à partir de 1072. Le … Dans certains comtés, en Essex par exemple, leur nombre diminue de 20 % entre ces deux dates[99]. À l'inverse, de nombreux Normands s'installent en Angleterre. En l'absence d'héritier indiscutable, la mort d'Édouard, le 5 janvier 1066, donne lieu à une crise de succession. Ces deux mouvements s'effondrent rapidement lorsque Guillaume mène des troupes dans leur direction, répétant les méthodes qui ont déjà fonctionné dans le sud : construction de châteaux et mise en place de garnisons[55]. Il parvient à obtenir sa soumission au prix de lourdes pertes[53]. Ce lundi soir, «Secrets d’Histoire» retrace, sur France 3, l’incroyable destin de Guillaume le Conquérant, le duc de Normandie qui au XIe siècle s’empara du trône d’Angleterre. Il subsiste plusieurs listes de compagnons de Guillaume le Conquérant, mais bon nombre des noms qui y figurent sont des ajouts ultérieurs, et ils ne sont qu'une trentaine dont la présence sur le champ de bataille est un tant soit peu assurée[25],[26]. bateau restaurant de croisière "Guillaume le conquérant "31 ans expérience d'une entreprise familiale pour vous accueillir Un destin de roi. Le siège d'York revient quant à lui à Thomas de Bayeux, un chapelain du roi. Éric Barré, « Les Normands en Méditerranée Â». Après sa victoire, Guillaume s'attend à recevoir la soumission des chefs anglais, mais le Witenagemot préfère élire roi le jeune Edgar Ætheling, petit-neveu d'Édouard le Confesseur, avec le soutien des comtes Edwin et Morcar et des archevêques Stigand et Ealdred. Les événements de l'après-midi sont plus confus, mais le moment déterminant semble avoir été la mort d'Harold, dont différentes versions existent. Nos différentes croisières sont d'une durée de navigation de : 2, 4, 6 et 8 heures. Les Normands feignent ensuite à deux reprises de s'enfuir, incitant à nouveau les Anglais à les pourchasser pour en faire des cibles faciles[43]. Fresque de la fin du XIX siècle illustrant les préparatifs du départ. Si la plupart des cours médiévales sont itinérantes et se déplacent en fonction des circonstances, l'Angleterre d'avant 1066 possède un trésor permanent à Winchester[92]. Guillaume confisque les domaines des grands propriétaires fonciers pour les donner à ses fidèles normands. Pendant ce temps, Eadric Cild attaque le château de Shrewsbury avec ses alliés gallois et des rebelles du Cheshire et du Shropshire. Nicolas II, pape pronormand, lève l'excommunication contre le financement par les époux, de cent places de pauvres dans les hospices des quatre principales villes du duché, dont celui de Cherbourg, et de la construction de l'Abbaye-aux-Hommes et l'Abbaye-aux-Dames à Caen. Le latin supplante le vieil anglais comme langue des documents officiels. Au début de l'année 1070, les adversaires du Conquérant se sont soumis (Waltheof et Gospatrick) ou réfugiés en Écosse (Edgar et ses partisans). Aujourd’hui à l’intérieur de l’office du tourisme. Des légats pontificaux procèdent à un nouveau sacre à Pâques, un rappel des droits de Guillaume sur le royaume, tout en imposant des pénitences significatives au roi et à ses partisans pour les morts causées à Hastings et lors des campagnes ultérieures[60]. Au début de l'année 1069, une nouvelle rébellion éclate en Northumbrie. L'invasion normande a des conséquences profondes pour l'histoire de l'Angleterre. D'autres, comme H. G. Richardson ou G. O. Sayles, ne considèrent pas que ces changements aient été aussi radicaux[106]. En dépit de ses nombreuses absences, il est capable de gouverner le royaume à distance par l'entremise des structures administratives en place. Protégé par les marais, Hereward poursuit ses activités contre Guillaume. Rives de seine croisières Bateau Guillaume Le Conquérant Embarcadère Guillaume Le Conquérant Rue du Bac - 27740 Poses contact@bateau-guillaume-le-conquerant.com Baladez-vous sous les grandes halles médiévales et admirez plus de 600 ans d’histoire. A Moyon, près de Saint-Lô (Manche), un château appartenant à Guillaume le Conquérant s’érigeait sur une motte castrale au Moyen Age. Deux adversaires de taille ne tardent pas à contester la succession du roi défunt. Un ultime sursaut prend place en 1071, lorsque Edwin et Morcar se révoltent à nouveau. Cet accord est connu sous le nom de traité de Saint-Clair-Sur-Epte (911). Abandonné par la plupart de ses partisans, Tostig se réfugie en Écosse. Antoine-François Prévost, dit Prévost d'Exiles, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche, https://www.wikimanche.fr/index.php?title=Guillaume_le_Conquérant&oldid=398387, GNU Free Documentation License 1.3 ou ultérieure. Les mariages entre Anglais et Normands se font de plus en plus fréquents au fil du temps, au point qu'Ælred de Rievaulx les décrit comme courants dans toutes les couches de la société lorsqu'il écrit, dans les années 1160[87]. Il reste quelques mois en Angleterre avant de rentrer en Normandie au mois de mars 1067, emmenant avec lui plusieurs otages anglais, parmi lesquels Stigand, Morcar, Edwin, Edgar et Waltheof[50]. Trois nouvelles statues ont été installées à Dives-sur-Mer afin de finaliser le circuit touristique historique rappelant le départ des compagnons de Guillaume le Conquérant. Il apprend vraisemblablement la nouvelle du débarquement normand en route. Beaucoup s'enfuient, mais les soldats de la maison du roi combattent jusqu'à la mort autour de la dépouille de leur seigneur[48]. Il est difficile d'évaluer les conséquences de la conquête normande sur les couches les plus basses de la société anglaise. La bataille débute vers 9 heures du matin le 14 octobre et dure toute la journée, mais les sources se contredisent sur son déroulement exact[41]. Il est célèbre pour avoir conquis l'Angleterre en 1066 à la tête de ses troupes normandes. Les principaux prélats anglais sont déposés, comme l'archevêque de Cantorbéry Stigand, ou remplacés par des étrangers après leur mort. La mort d'Harold prive les Anglais de leur chef, et ils commencent à se débander[47]. Son armée, réunie à Dives-sur-Mer, puis à Saint-Valery-sur-Somme, est composée non seulement de Normands, mais également de contingents venus de Bretagne et de Flandre, entre autres[16]. On enlève1 point par erreur. Les Anglais sont également évincés des postes à responsabilité au sein du gouvernement et de l'Église. Regardez Guillaume le Conquérant (2-2) - tzetze tzetze sur Dailymotion. Pour certains, comme Richard Southern, elle constitue un tournant fondamental : selon lui, les changements radicaux que connaît l'Angleterre sont sans équivalent en Europe entre la chute de l'Empire romain et le XXe siècle[106]. Le terme compagnons du Conquérant est une dénomination collective pour tous ceux qui planifièrent, organisèrent et se joignirent à Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, dans la grande aventure qu'a été la conquête normande de l'Angleterre (1066-1071) [1].Le terme est aussi employé pour désigner spécifiquement les soldats qui combattirent à la bataille d'Hastings [1]. Edwin et Morcar se soumettent à nouveau au Conquérant, tandis que Gospatrick s'enfuit en Écosse, tout comme Edgar Ætheling et sa famille, qui étaient peut-être impliqués dans ces révoltes[56]. Menacé par les navires d'Harold, Tostig prend la direction du Nord et attaque l'Est-Anglie et le Lincolnshire, mais il est repoussé par les comtes Edwin de Mercie et Morcar de Northumbrie. Jean Deuve, « Les opérations secrètes des Normands au temps de Guillaume le Conquérant Â». La conquête normande a pour conséquence directe la disparition presque totale de l'aristocratie anglo-saxonne, tant militaire qu'ecclésiastique. L'Empire byzantin, toujours à la recherche de mercenaires, est également une destination prisée des nobles et des soldats[83], au point que la garde varangienne, jusqu'alors principalement constituée de Scandinaves, devient un corps en majorité anglais[84]. Guillaume le Conquérant (en anglais William the Conqueror), roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume Ier, duc de Normandie sous le nom de Guillaume II, appelé également Guillaume le Bâtard, né à Falaise en 1027 et mort à Rouen le 9 septembre 1087, fut roi d'Angleterre de 1066 jusqu'à sa mort en 1087 et duc de Normandie de 1035 à sa mort. La conquête normande de l'Angleterre est l'invasion du royaume d'Angleterre par le duc de Normandie Guillaume le Conquérant en 1066 et son occupation du pays dans les années qui suivent. Laissant Robert de Mortain veiller sur le Lincolnshire, le roi se dirige vers l'ouest et remporte une victoire sur les rebelles à Stafford. commander en ligne vos cartes cadeaux ou cartes d'embarquements pour la saison 2021 Les Normands se lancent à la poursuite des fuyards, et hormis un combat d'arrière-garde à un endroit appelé « la Malfosse », la bataille est terminée[47]. Les sagas islandaises du xiiie siècle rapportent un témoignage surprenant au sujet de Mathilde, l’épouse du duc de Normandie Guillaume le Bâtard. Rollon, chef viking, reçoit de Charles le Simple (898 – 922), roi des Francs, ce territoire en échange de la fin des pillages. Peu à peu, les succ… Guillaume de Poitiers, un contemporain averti mais manifestement pro-normand, décrit le jeune duc dans les termes lumineux suivants dans sa chronique du XIe siècle de notre ère, Histoire de Guillaume le Conquérant : La joie la plus éclatante brilla enfin pour tous ceux qui desiraient la paix et la justice long-temps attendues. A Barfleur, une plaque commémore le départ du navire de Guillaume, en 1066 (photo ci-dessus). Son armée couvre les 320 km qui la séparaient de Londres en l'espace d'une semaine à peine[31], soit une moyenne de 43 km par jour[32]. Le roi les renvoie chez eux le 8 septembre afin qu'ils puissent participer aux récoltes[11]. Il n'a que huit ans et son autorité est contestée. Une histoire qui date de plus de 1 000 ans. Plage de Houlgate e Un peu plus d’un siècle auparavant, son quadrisaïeul (autrement dit son arrière arrière arrière grand-père) Rollon le viking acquit le territoire par le traité de Saint-Clair-sur-Epte signé avec le roi de France Charles le Simple. "Le deuxième confinement est un exemple d'efficacité", Emmanuel Macron fait le diagnostic de l'état de la France dans son interview accordée au journal l'Express Dès 1087, la mort de Guillaume est traitée de manière très différente par les chroniqueurs : l'auteur anonyme de la Chronique anglo-saxonne le fustige en vers, tandis que Guillaume de Poitiers n'a que des louanges à lui faire. Une grande flotte envoyée par le roi danois Sven Estridsen arrive sur les côtes anglaises en août ou en septembre, suscitant une nouvelle vague de révoltes dans tout le pays. Une partie du contingent breton s'enfuit, pourchassée par des Anglais qui sont massacrés par la cavalerie normande. Le duc de Normandie se met donc en route vers Londres en longeant la côte du Kent. D'après Guillaume de Jumièges, il aurait été tué par le duc, mais la tapisserie de Bayeux semble montrer qu'il est mort d'une flèche dans l'œil[44]. La dernière modification de cette page a été faite le 3 décembre 2019 à 09:21. Guillaume et Harald rassemblent leurs forces respectives pour envahir le royaume qu'ils estiment leur revenir de droit[10]. Les forces de Guillaume sont prêtes à traverser la Manche aux alentours du 12 août[27], mais les opérations sont retardées pendant plusieurs semaines. De retour en Angleterre, Guillaume le Conquérant cherche à mettre un terme aux raids menés par le roi écossais Malcolm III sur le nord de l'Angleterre. Ce déclin n'est pas dû à l'interdiction de cette pratique : les Leges Henrici Primi, rédigées vers 1115, décrivent encore l'esclavage comme légal[99]. Des fortifications sont également édifiées à Pevensey[29]. L'armée anglaise n'en est cependant pas sortie indemne, et elle se trouve très loin de la Manche[15]. À la mort du roi, les Saxons préfèrent Harold à Guillaume. Plus rien n'empêche Guillaume d'être sacré roi d'Angleterre par l'archevêque Ealdred à l'abbaye de Westminster, le 25 décembre[49]. Les historiens offrent des estimations allant de 5 000 à 13 000 hommes[35], la plupart tournant autour de 7 000 à 8 000 hommes, en comptant aussi bien le fyrd, une milice de fantassins qui forme le gros des troupes, que les housecarls, des soldats professionnels qui servent de garde rapprochée au roi et constituent l'armature de son armée[36],[37]. Des argumentaires nationalistes ont été montés en faveur des deux camps, les Normands jouant le rôle de persécuteurs ou au contraire de sauveteurs[106]. Il fonde un deuxième château à York pour surveiller la ville et laisse des renforts dans la région avant de retourner dans le sud. Son corps est enterré à Caen (Calvados), à l'abbatiale Saint-Étienne de l'Abbaye-aux-Hommes. Visite d'1h : départ du village d'art Guillaume le Conquérant, les halles médiévales, le manoir de Bois-Hibout et l'église Notre-Dame. En revanche, si l'on prend en considération l'élimination de la noblesse anglaise et la disparition du vieil anglais comme langue littéraire, ses conséquences sont profondes. Le comte de Wessex Harold Godwinson, qui est le plus riche et le plus puissant membre de la noblesse anglaise en plus d'être le beau-frère du roi défunt, est élu par le Witenagemot et sacré dès le lendemain de la mort d'Édouard[7]. Avant la conquête, l'Angleterre bénéficie d'une administration territoriale plus développée que le duché de Normandie[88],[89]. Le roi d'Angleterre Édouard le Confesseur meurt au début de l'année 1066 sans laisser d'enfants. Les forces terrestres et navales d'Harold, principalement composées de miliciens, passent l'été de 1066 à attendre l'invasion normande sur la côte sud de l'Angleterre. Les Normands étendent rapidement leur autorité vers l'ouest sur le Bessin, le Cotentin et l'Avranchin[3]. Il remonte le fleuve jusqu'à Wallingford, dans le Berkshire, où ses troupes peuvent traverser la Tamise et où Stigand lui prête allégeance. La ville d'York ouvre ses portes à l'armée d'Harald, qui se porte ensuite sur le village voisin de Stamford Bridge[13]. Ce système complète celui des chartes également utilisés dans d'autres monarchies médiévales[94]. En 1066, le duc de Normandie prépare ses armées à Dives-sur-Mer, avant de conquérir l'Angleterre. Pour mater ces révoltes, les Normands construisent de nombreux châteaux, d'abord sous la forme de mottes castrales, ainsi que des fortifications en quantités jusqu'alors inconnues en Angleterre[74],[75]. Carte des principaux événements de l'année 1066 en Angleterre. Après quelques raids infructueux dans le sud, les Danois s'allient à de nouveaux révoltés northumbriens, auxquels se rallient également Edgar, Gospatrick et les autres exilés d'Écosse, ainsi que Waltheof. La toponymie, déjà bouleversée par les invasions vikings, est moins touchée. Il envoie également des troupes dans la région des Fens pour soutenir les rebelles menés par Hereward l'Exilé. Ses successeurs sont eux aussi plus souvent en France qu'en Angleterre jusqu'à la conquête française de la Normandie en 1204[77]. Le roi est resté sur le continent durant toute la révolte. La nuit du 13 octobre, il campe avec son armée sur la colline de Caldbec, à une quinzaine de kilomètres du château édifié par Guillaume à Hastings[33]. Plusieurs villes de la Manche ont leur histoire liée à celle de Guillaume le Conquérant : En 1046, plusieurs barons récalcitrants à l'autorité de Guillaume, qui n'a que 19 ans, nourrissent le projet de l'assassiner à Valognes. A l’occasion de quelle bataille impose-t-il son autorité dans le Duché de Normandie ? Vous vous souvenez ? Les Danois se contentent d'opérations de pillage sur le littoral avant de rentrer au pays[67]. Le nouveau comte, Robert de Comines, est tué à Durham avec plusieurs centaines de chevaliers. La construction de la Tour de Londres commenca en 1066 . De là, il se rend à Stamford Bridge, prenant les Norvégiens par surprise. Ce mythe reflète davantage les valeurs du XVIIe siècle que celles du XIe siècle, mais il reste présent dans l'imaginaire collectif et politique jusqu'à ce jour[105], ayant été popularisé par des romans comme Ivanhoé de Walter Scott ou Hereward the Wake de Charles Kingsley. Le premier trouve la mort à la suite d'une trahison, mais son frère parvient à se réfugier à Ely, où Hereward et lui sont rejoints par des exilés venus d'Écosse par la mer. La conquête normande devient rapidement un enjeu historiographique. Les élites anglaises sont remplacées par des Normands. La reine Mathilde meurt le 1er novembre 1083 et repose dans l'abbatiale de la Trinité de l'Abbaye-aux-Dames. La majorité des paysans libres anglo-saxons semblent se fondre avec les serfs non-libres. Il se marie en 1050 ou 1051 avec une lointaine cousine, Mathilde de Flandre, malgré l'interdiction de cette union au concile de Reims le 2 et 3 octobre 1049, au prétexte de leur degré de parenté, mais surtout à cause de l'hostilité du pape Léon IX vis-à-vis des Normands, qui prennent le pouvoir en Italie méridionale [1]. En 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte conclu entre Charles III le Simple, roi de Francie occidentale, et le chef viking Rollon autorise ce dernier à s'établir dans la basse vallée de la Seine, dont il est chargé en contrepartie d'assurer la défense contre les raids d'autres Vikings[1]. Il est également connu sous les dénominations suivantes : Guillaume le Bâtard, Guillaume II de Normandie et Guillaume Ier d'Angleterre. La région prend le nom de Normandie en référence à ces « Hommes du Nord », qui se convertissent au christianisme et adoptent la langue d'oïl parlée dans la région. Son but est est de ravir la couronne d’Angleterre au roi Harold. Durant l'histoire, la Tour de Londres a été une forteresse, un palais royal, une armurerie, une trésorerie, une ménagerie et même une prison pour la noblesse. La société anglo-saxonne étant déjà en pleine évolution avant la conquête, celle-ci ne représente pas une réforme radicale, même si elle reste un événement brutal. Les préparatifs prennent plusieurs mois car il faut rassembler une armée suffisamment forte d'une part et construire une flotte suffisamment grande pour la transporter, d'autre part. Le 25 décembre, il est couronné roi d'Angleterre à Westminster. Aux échelons inférieurs de la société, l'esclavage disparaît dans les décennies qui suivent la conquête, mais il s'agit peut-être de l'accélération d'un processus déjà en cours. Sans enfant pour lui succéder, il est possible qu'il ait encouragé les visées du duc Guillaume, petit-fils de Richard II, sur le trône anglais[6]. Guillaume le Conquérant 1 9 8 7 4 6 2 3 Combien de navires sont construits pour ... Tu as 10 points au départ. Villes liées à Guillaume le Conquérant. Dans le sud-ouest, la garnison normande d'Exeter est assaillie par des rebelles du Devon et de Cornouailles, mais elle parvient à les repousser et ils sont dispersés par les renforts apportés par le comte Brian. Le 14 octobre 1066, Guillaume le Conquérant débarque en Angleterre et remporte une victoire décisive à Hastings contre Harold. Ils sont rapidement rejoints par le comte de Northumbrie Waltheof, tandis que plusieurs seigneurs bretons annoncent être prêts à soutenir cette révolte des comtes. Guillaume le Conquérant devient roi d'Angleterre. Les Norvégiens débarquent dans le Yorkshire et remportent la bataille de Fulford sur les comtes Edwin et Morcar le 20 septembre[12]. Rives de seine croisières : CroisiEriste sur la Seine. Guillaume fait construire un château en bois à Hastings, d'où il lance des attaques sur la région alentour. Son abandon semble dû à la désapprobation de l'Église, ainsi qu'au coût de l'entretien des esclaves, qui repose entièrement sur leur propriétaire, contrairement aux serfs[100]. Les historiens ont longtemps considéré que les femmes sont moins libres après la conquête, mais ce point de vue a été remis en cause par les travaux les plus récents. Les sources donnent des chiffres très variés pour l'armée d'Harold : certaines sources normandes font état de 400 000 à 1,2 million d'hommes, alors que la plupart des sources anglaises donnent des chiffres très faibles, peut-être dans l'intention de rendre la défaite plus acceptable[34]. Guillaume, duc de Normandie, débarque à son tour dans le Sussex quelques jours plus tard. La garnison d'York parvient à vaincre une nouvelle révolte peu après. Après 1075, tous les comtés sont détenus par des Normands et les shérifs sont rarement recrutés parmi les autochtones. Les Danois tentent de reprendre pied sur la rive sud du Humber, mais ils sont repoussés. Il couvre la distance entre Londres et York en neuf jours, soit une vitesse moyenne de 40 km par jour, et arrive à York à l'aube du 25 septembre[14]. Lorsque le prince danois Knut arrive au large des côtes anglaises avec 200 navires, il est déjà trop tard : le château de Norwich s'est rendu et Raoul a pris le chemin de l'exil. Il sort vainqueur d'une échauffourée à Southwark, mais ne parvient pas à forcer le passage du pont de Londres, ce qui le contraint à chercher un autre endroit pour franchir la Tamise. Le dernier évêque natif d'Angleterre, Wulfstan de Worcester, meurt en 1095. En tout cas, Guillaume le Conquérant est incapable de parler anglais jusqu'à sa mort, et la noblesse reste incapable de comprendre les Anglais pendant plusieurs siècles[97]. Au sud, les fils d'Harold lancent une nouvelle offensive, mais ils sont battus dans le Devon par Brian, le fils du comte Éon de Penthièvre[58]. Loin d'honorer l'accord conclu avec Guillaume, Sven Estridsen arrive en Angleterre en 1070 pour prendre la tête de sa flotte en personne. Au XVIIe siècle apparaît le mythe du « joug normand » (« Norman yoke »), selon lequel la société anglaise aurait été plus libre et égalitaire avant la conquête qu'après[104]. Son épouse Mathilde de Flandre est sacrée reine à Westminster au mois de mai, un événement symboliquement important[54]. Le château de Montacute, dans le Somerset, également la cible d'attaques, est secouru par Geoffroy de Montbray[59]. Guillaume se précipite dans la région, bat les assiégeants et les pourchasse jusque dans la ville, où ils sont massacrés. Raoul sollicite également l'aide des Danois, mais les barons fidèles à Guillaume parviennent à empêcher les rebelles de rassembler leurs forces : Roger est isolé dans le Herefordshire par l'évêque Wulfstan et l'abbé Æthelwig, tandis que Raoul est assiégé dans son château de Norwich par Odon de Bayeux, Geoffroy de Coutances, Richard de Bienfaite et Guillaume de Warenne. Sur les pas de Guillaume. Furieux, il lui donne un coup d’éperon qui la tue aussitôt. Le bateau Guillaume le Conquérant, avec pour capitaine Yaël Glancer, propose de nombreuses croisières d’avril à octobre sur la Seine entre Poses et Saint-Pierre-du-Vauvray. Ces événements contraignent Guillaume à rentrer en Angleterre dès la fin 1067[51],[52]. N'ayant pas pu se constituer de clientèle dans son pays, il s'appuie principalement sur des Normands pour régner contre le puissant comte Godwin de Wessex et ses fils : il invite des courtisans, des soldats et des religieux à le rejoindre et les nomme à des positions de pouvoir, en particulier dans l'Église. Pendant ce temps, Harold, après avoir laissé une bonne partie de ses troupes dans le Nord, avec les comtes Morcar et Edwin, prend la direction du Sud à marche forcée[30]. Harold se porte à sa rencontre et l'affronte à la bataille d'Hastings le 14 octobre. Robert Ier meurt en 1035 pendant un pèlerinage en Terre Sainte, et Guillaume lui succède. En 1072, Guillaume conduit une invasion du royaume d'Écosse par terre et par mer qui aboutit à la conclusion du traité d'Abernethy entre les deux souverains. Les rois anglais gouvernent également par l'entremise d'ordonnances royales (writ), des documents authentifiés par un sceau qui leur permettent de communiquer des ordres aux fonctionnaires royaux. Les sources offrent des récits contradictoires des événements ayant immédiatement précédé l'affrontement mais elles s'accordent à dire que Guillaume conduit son armée hors de son château pour se porter à la rencontre d'Harold[39], dont l'armée est positionnée au sommet de la colline de Senlac, à une dizaine de kilomètres d'Hastings[40]. En septembre 1066, une impressionnante flotte d’environ 700 navires aborde les côtes méridionales de l’Angleterre. La flotte danoise, qui a pris ses quartiers d'hiver sur la rive sud de l'estuaire du Humber, est repoussée au nord par Guillaume. En 1047, avec l'aide du roi Henri Ier de France, il est vainqueur des nobles normands révoltés, et cette victoire lui permet d’asseoir son autorité sur le duché de Normandie. 310 likes. L'une des conséquences les plus visibles de la conquête normande est le remplacement du vieil anglais comme langue des élites par l'anglo-normand, un dialecte de l'ancien français influencé par le vieux norrois. Les Normands débarquent finalement le 28 septembre à Pevensey, dans le Sussex. Il est vaincu et tué par Harold à la bataille de Stamford Bridge, le 25 septembre. En apprenant la nouvelle de l'invasion norvégienne, probablement vers le 15 septembre, Harold Godwinson se précipite vers le nord en recrutant des troupes sur son chemin. Malgré la soumission de la noblesse anglaise, la résistance à Guillaume se poursuit pendant plusieurs années. Il est impossible de dire si cette perte de statut est entièrement due à la conquête normande, mais l'invasion et ses retombées contribuent probablement à accélérer un processus déjà entamé avant 1066. Le roi d'Angleterre Édouard le Confesseur meurt au début de l'année 1066 sans laisser d'enfants. Les historiens des XXe et XXIe siècle s'intéressent davantage aux conséquences de l'invasion normande qu'à son bien-fondé. En 1066 il succombera à la bataille d'Hastings. Le duc Guillaume rassemble ses barons à Lillebonne au mois de mars 1066 et leur annonce sa décision de revendiquer par les armes le trône d'Angleterre. Les Normands introduisent le système de la forêt royale, qui permet au roi d'exclure du droit commun de vastes pans du royaume pour les réserver à son usage personnel, notamment pour la chasse[90].